27.10.2008

MEETING REGIONAL

LA MOTION D

« CHANGER A GAUCHE POUR CHANGER LA FRANCE»

VOUS INVITE A UN RASSEMBLEMENT REGIONAL

DANS LES HAUTS de SEINE

AUTOUR DE MARTINE AUBRY

le Mardi 28 octobre à 20h30

 

Salle des fêtes de Clamart (92)

Place Hunebelle à CLAMART (à 50 mètres de la Mairie)

Bus : 189, 191 - Gare SNCF de Clamart (bus 189 jusqu'à la Mairie)

 

Retrouvez toute l'actualité de la motion "Changer à gauche pour changer la France" sur le site internet www.changeragauche.net.

25.10.2008

«Un autre modèle face à l'argent et à la loi du plus fort»

logo_libe.gifCette semaine dans Libération, Martine Aubry revenait sur les effets de la crise financière et s’expliquait sur les ressorts de la motion qu’elle présente en vue du congrès socialiste de Reims.

Avec le recul, comment jugez-vous les mesures prises par Nicolas Sarkozy sur la crise financière ?

Nous avons accompagné, avec responsabilité, le gouvernement à un moment de crise aiguë. Mais, malgré les promesses du chef de l’Etat, les garanties ne sont pas respectées. Ainsi, il n’y a aucune contrepartie pour l’Etat à l’apport de 10 milliards d’euros aux banques. Il ne reçoit ni actions ni rôle actif dans les conseils d’administration.

Fallait-il que l’Etat prenne une participation dans les banques ?

C’est ce qui avait été dit. Mais on préfère continuer à distribuer des bénéfices importants aux actionnaires. C’est à la fois immoral et totalement contraire aux engagements du président de la République.

La crise financière rend-elle caduc le projet de budget 2009 ?

Ce projet rajoute de la crise à la crise. Nous subissions déjà l’échec de la politique économique et sociale de Nicolas Sarkozy, qui a été le meilleur élève de la classe libérale en baissant les impôts des plus riches et en faisant reculer les services publics et les protections collectives. Résultat : récession, baisse du pouvoir d’achat, augmentation du chômage. Nous allons également payer les effets de la crise financière. Et au lieu de réviser sa politique économique, le gouvernement persiste et signe en réduisant les trois postes qui auraient besoin d’être boostés.

Lesquels ?

Après avoir supprimé 100 000 emplois aidés en 2008, défiscalisé les heures supplémentaires à hauteur de 6 milliards d’euros - ce qui n’a pas incité les patrons à embaucher -, une nouvelle baisse d’un milliard d’euros du budget de l’emploi s’annonce. Puis celui qui promettait d’être le Président d’une France de propriétaires baisse de 8 % le budget du logement. Enfin, les dotations vers les collectivités locales, qui financent 73 % des investissements publics, sont drastiquement réduites. Ce budget constitue une faute politique et une erreur économique.

Que proposez-vous pour le pouvoir d’achat et pour l’emploi ?

D’abord, des mesures à court terme : hausse de l’allocation de rentrée scolaire et des allocations familiales (qui ont été baissées pour les collégiens), allocation autonomie pour les étudiants, prise en charge de la moitié du prix des transports collectifs par les chefs d’entreprise. Il faut aussi que les exonérations de cotisations patronales soient liées à un accord salarial, signé par des syndicats représentant la majorité des salariés. Et puis, il y a des mesures à plus long terme, comme la mise en place d’une sécurité professionnelle tout au long de la vie.

Avec la crise financière, les motions pour le congrès du PS ne sont-elles pas, elles aussi, en décalage ?

Je suis très sereine par rapport à cette crise. Je ne l’ai pas attendue pour expliquer que ce système financier nous menait au mur. Ce que nous proposons, c’est une nouvelle donne économique, sociale et écologiste : la modulation du taux d’impôt sur les sociétés pour favoriser celle qui réinvestissent dans leur activité, un changement de l’assiette des cotisations patronales pour favoriser l’emploi… Ces propositions visent à remettre l’économie réelle devant la finance.

Tous les socialistes, avec la crise, ont nettement gauchi leur propos…

Nous, nous ne disons pas qu’il suffit de corriger les effets néfastes du libéralisme. Nous disons que l’accès aux droits, à l’éducation, au logement, à la santé, doit être au cœur de la société. Nous sommes aussi une des rares motions à parler du regard à porter sur les autres, notamment les immigrés, à parler de la culture créatrice de lien, à dénoncer un pays où les gens sont mis en concurrence les uns les autres. Et à dire que face au matérialisme, à l’argent, à la loi du plus fort, il existe un autre modèle possible.

Aucune motion n’aura la majorité le 6 novembre. Avec qui pourriez-vous vous retrouver ?

Ce sont les motions arrivées en tête qui vont définir la ligne du congrès. Il faut donc attendre les résultats du vote des militants. Mais par rapport à nos échecs de 2002 et 2007, la ligne que nous proposons est la plus forte. Dans les dernières années, nous avons jeté nos valeurs par-dessus bord et, alors que le monde a changé, nous n’avons pas travaillé collectivement sur de nouvelles réponses.

Quel type de parti, justement, appelez-vous de vos vœux ?

Dans ce nouveau PS, on ne diviserait pas pour régner, et c’est pour cela que nous avons commencé à nous rassembler. On débattrait collectivement. J’ai peu apprécié le débat sur la crise financière : le premier secrétaire aurait dû nous réunir ! Si on ne peut en débattre avant, il ne faut pas s’étonner que se fassent entendre des voix discordantes. C’est pour éviter cela aussi qu’il faut changer.

Quel leadership envisagez-vous pour le PS ?

Il faut incarner le PS, certes, mais nous, nous parlons du projet, de l’équipe, et nous présenterons après notre candidat. La crédibilité, ce n’est pas l’autoritarisme. C’est l’autorité, fondée sur une cohérence de pensée, une rectitude dans les positions prises dans les dernières années et une crédibilité dans les actions menées.

C’est un autoportrait ?

Je pense que nous sommes plusieurs à porter ces qualités-là !

Dans quelles conditions serez-vous candidate au poste de premier secrétaire du parti ?

J’ai clairement dit que je partais pour gagner. Aujourd’hui, j’incarne cette motion avec d’autres. Si les militants choisissent notre ligne, je prendrais toutes mes responsabilités.

Recueilli par David Revault d'Allonnes et Pascal Virot (http://www.libelille.fr/saberan/2008/10/un-autre-modle.html)

24.10.2008

"L'hôpital n'est pas une entreprise"

Hopital_Eliby-30538.jpgEn visite à Toulouse mercredi dernier, jour de l'adoption en conseil des ministres du projet de loi de Roseline Bachelot, Martine Aubry, accompagnée de Catherine Lemorton, a d’abord visité la maison médicale du quartier Bagatelle avant de réunir la presse dans l’un des quartiers difficile de Toulouse.

Constatant que de plus en plus de français “hésitent à se faire soigner” Martine Aubry a souligné que l’augmentation des deniers publics en faveur de la sécurité sociale, prévue par le gouvernement dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale, était inférieur à l’inflation, affirmant qu'il s’agit là "d’une véritable catastrophe", et ce d’autant plus que le vieillissement de la population française devait au contraire s’accompagner d’une hausse des dépenses publiques de santé.

Martine Aubry a également critiqué la vision d’un hôpital public géré comme une entreprise privé, et le projet de loi présenté le même jour par Roselyne Bachelot, “boîte à outil” malheureusement insuffisante car vidée des questions de péréquations hospitalière et surtout sans réels moyens supplémentaires pour un secteur hospitalier appelé à rationnaliser. "C'est une grave erreur de vouloir faire fonctionner l'hôpital comme une entreprise. Un hôpital n'est pas une entreprise, une logique d'entreprise n'a pas de sens dans un service public de la santé (...) On va vers une notion de rentabilité",

Parmi les orientations qui vont "dans le bon sens", Martine Aubry a cité la création d'agences régionales de la santé qui se substitueront aux agences régionales hospitalières et devraient conduire à "une meilleure coordination" entre médecine hospitalière et médecine de ville, la restriction apportée à la vente d’alcool aux mineurs et la pénalisation du refus de soins prononcé par les médecins aux bénéficiaires de la CMU.

 

Ce que propose la motion D : Restaurer le droit à la santé

Notre système de santé était excellent, notamment grâce à l’hôpital public. L’espérance de vie, particulièrement chez les femmes, s’est accrues ans cesse ; nous avons gagné onze ans depuis la Libération. Mais l’équilibre de la sécurité sociale est de plus en plus menacé. L’hôpital public est attaqué. De plus en plus de Français doivent renoncer à se soigner à cause de leurs difficultés financières.

Sauver l’hôpital public et garantir la présence des médecins sur tout le territoire

  • Nous remettrons l’hôpital au cœur du système de santé et rétablirons un équilibre juste avec le secteur privé, qui ne doit pas s’arroger les soins les plus rentables.
  • Nous garantirons à chaque région une présence minimum de médecins dans chaque spécialité dès la sortie du concours de l’internat.
  • Pour préserver les ressources de l’assurance maladie sans porter atteinte à l’emploi, nous élargirons l’assiette des cotisations patronales des salaires vers la valeur ajoutée et reviendrons à une péréquation des financements entre les établissements et les territoires.
  • Des moyens importants devront être dégagés sur la prévention à l’école comme au travail, mais aussi grâce à des grandes campagnes d’information et de dépistage pour mieux prévenir les maladies par exemple sur les comportements à risques et sur la nutrition. La meilleure économie pour la sécurité sociale reste l’absence de maladie. Il faut donc la prévenir pour l’éviter.
  • Enfin, les taxes sur la santé instaurées par la droite– les mal nommées mais désormais fameuses "franchises médicales", qui sont d’une rare injustice –, seront supprimées.

Une politique ambitieuse face à l’explosion des maladies professionnelles

Nous devons rappeler que la régression sociale se lit d’abord concrètement, physiquement, dans le corps des hommes et des femmes. Aujourd’hui, les ouvriers ont par rapport aux cadres une espérance de vie inférieure de six ans.

Notre engagement doit être de faire des conditions de travail un élément majeur du progrès collectif. L’absence d’inspecteurs du travail en nombre suffisant et de réelles prérogatives à la médecine du travail, notamment, ont fait de notre pays un mauvais élève parmi les pays développés ! Les troubles musculo-squelettiques ont pris une ampleur préoccupante. Il n’y a pourtant pas de fatalisme. Sans diminuer la productivité, il est possible d’améliorer le sort des salariés en responsabilisant financièrement les entreprises. La qualité du travail doit être vue comme une clef de l’innovation.

Ne pas éluder les questions qui relèvent parfois de l’intime mais pour lesquels les français demandent des repères et des règles

Les techniques médicales et scientifiques ouvrent des champs de réflexion et de décision inexplorés. Les évènements subis jadis par l’humanité – la conception, la naissance, la mort – relèvent d’une décision libre et volontaire. Puisque la science repousse les frontières du possible, l’éthique et le droit doivent s’étendre pour fixer les limites du souhaitable. Clonage reproductif, clonage thérapeutique, statut de l’embryon, procréation médicalement assistée, maternité pour autrui, fin de vie, suicide assisté : ces enjeux ne relèvent ni de l’évidence ni ne se réduisent à la seule autonomie individuelle. La droite sarkozyste y répond au coup par coup, sans autre boussole que l’émotion médiatique et sondagière. C’est ainsi que sont prises des décisions favorables aux lobbies intégristes et pro-vie. Notre parti doit définir une morale laïque, émancipatrice et humaniste, articulant libertés individuelles et projet collectif. Ne laissons pas au libéralisme et aux religions le soin de donner du sens à la vie. Nous croyons en particulier qu’il est grand temps de définir dans la loi, encadré de manière stricte, le droit de finir sa vie dans la dignité.

21.10.2008

Rendez-vous

présentation motions rosny.jpg

Le PS vote pour le projet de loi sur le Grenelle de l'environnement

Éclipsé par la crise financière, le débat sur la loi du ministre de l'Écologie a fait émerger un consensus à l'Assemblée nationale : les députés socialistes ont décidé mardi, à l'unanimité, de voter pour le projet de loi de mise en œuvre du Grenelle de l'environnement lors du scrutin solennel de mardi après-midi.

Les socialistes ont été satisfaits de l'adoption de 150 amendements déposés par leur groupe lors du débat de la semaine dernière. Ils souhaitent néanmoins que l'hypothèque du financement des mesures soit levée lors de l'examen du budget 2009. Attachés à défendre le compromis du «Grenelle» négocié avec les ONG, les Verts hésitent entre abstention et vote pour. «Cela ne suffit pas, mais je prends quand même», assure François de Rugy, député Vert de Loire-Atlantique.

"C'est un texte qui doit être voté pour donner de la force à la France dans les négociations internationales", a dit Philippe Martin, député du Gers. En effet en bouclant ce débat avant le week-end, Borloo a pu aborder, lundi, en position de force ses collègues européens, réunis à Luxembourg, pour trouver un compromis sur le paquet climat-énergie.

Ce que dit notre motion : agir avant qu’il ne soit trop tard

Les approches traditionnelles de la gauche sont remises en cause par les chocs écologiques de grande ampleur qui marquent l’entrée dans le nouveau millénaire. L’épuisement des ressources fossiles impose une gestion durable des ressources et une notion de responsabilité vis-à-vis des générations futures. Dans les années qui viennent, nous aurons à inventer le monde de l’après-pétrole.

La dégradation de la biosphère fait déjà sentir ses effets. La saison des ouragans devient chaque année plus meurtrière et destructrice. Les océans continuent de monter. Des mécanismes irréversibles sont engagés, comme la fonte des terres gelées de l’hémisphère nord. Il faut agir. La préparation de l’après Kyoto nous en donne l’occasion. Nous militons pour des réponses fortes et nous ne reculons devant aucune solution.

Ces périls imposent également une révision drastique des processus productifs. Ils invitent à reconsidérer plus globalement la hiérarchie même des besoins dans notre société, à sortir du réflexe matérialiste et consumériste pour redéfinir le modèle de développement. L’émergence des nouveaux risques - nucléaires, alimentaires, génétiques – liés, eux aussi, à l’action de l’homme rappelle la nécessité d’une maîtrise collective et démocratique du progrès scientifique et technique.

Nos propositions : Faire entrer l’écologie dans l’ensemble de nos politiques

  • Nous soutenons l’initiative de la commission environnement de l’ONU d’écrire une nouvelle déclaration des droits de l’homme qui soit à la fois solidaire et écologique
  • Nous voulons privilégier les modes doux de transport : – notamment le tramway, le tram-train –, le transport combiné de marchandises limitant la route aux derniers kilomètres, les modes innovants de transport – comme les vélos en ville, les navettes fluviales, l’auto-partage, le covoiturage –, et en réduisant au maximum la pollution des automobiles par le développement des moteurs hybrides.
  • La préservation du foncier est un enjeu majeur pour les générations futures. Les Etablissements Publics Fonciers Régionaux devront être généralisés pour mieux juguler l’étalement urbain
  • Il faut faire rentrer le développement durable dans les règles et les pratiques d’urbanisme : systématisation des éco-quartiers, gestion intégrée des eaux pluviales, réduction de l’imperméabilisation des zones urbaines, systèmes localisés de production et de distribution de chaleur et d’électricité à partir d’énergies renouvelables -géothermie, biogaz, biomasse …
  • Il faut favoriser les logements à basse consommation d’énergie et ceux qui produisent leur propre énergie, par des aides publiques augmentées et revues pour permettre à tous d’en bénéficier (aujourd’hui, les réductions d’impôts bénéficient aux plus aisés).
  • le potentiel de création d’emploi doit être pleinement exploité : recyclage, éco-conception, réemploi, valorisation énergétique des matières organiques sous forme de biogaz et de compost, implantation de centres de récupération dans toutes les régions ; extension de la collecte des produits recyclables.
  • l’agriculture biologique ou raisonnée doit être favorisée en aidant aux reconversions de cultures, en soutenant la recherche agronomique, en réduisant l’usage des pesticides et des engrais de synthèse par une taxation au profit de la chimie verte.
  • L’Etat devra montrer l’exemple par la commande publique, en généralisant les achats responsables qui devront comporter systématiquement des clauses environnementales
  • S’agissant du nucléaire, le fonctionnement et le renouvellement de la filière, dans notre pays, doivent se faire, tout en réduisant sa part dans la production d’électricité, qui est indéniablement trop élevée. Simultanément, le programme de maîtrise des déchets doit être amplifié et le pouvoir d’une autorité de sûreté indépendante renforcé.
  • Au niveau national et européen, une véritable politique industrielle pour les produits technologiques propres doit être mise en œuvre. Il faut aussi repenser les modes de production et de distribution pour favoriser la qualité et la proximité.
  • Nous voulons promouvoir une nouvelle fiscalité écologique, progressive, qui répercute le coût des pollutions et régule le système économique en permettant à la fois l’atténuation du choc du changement pour les plus modestes et l’adaptation nécessaire de nos modes de production et de consommation. Par exemple en affectant le produit de cette fiscalité en priorité au financement d’aides à l’isolation ou de transports en commun.
  • Au plan européen, nous prônons la constitution d’une coopération renforcée dans le domaine de l’énergie jouant le rôle qui a été celui de la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier(CECA). Cette coopération permettra à l’Europe de parler d’une seule voix face aux pays producteurs, de mutualiser les approvisionnements et d’élaborer en commun notre stratégie énergétique à long terme. Nous lançons aussi l’idée d’une Communauté Européenne de la Recherche et l’Innovation, en s’appuyant sur l’outil des coopérations renforcées avec les pays qui le souhaitent.
  • La politique agricole commune doit être refondée pour répondre aux défis du présent. Elle doit prendre en compte des objectifs nouveaux comme le droit à une alimentation de qualité, la santé humaine et animale, l’aménagement du territoire et l’environnement.
  • L’Europe doit peser dans les instances internationales pour défendre notre volonté d’un nouveau modèle de développement. Cette exigence environnementale devra également être intégrée dans les négociations européennes avec nos partenaires (Etats-Unis, Chine, Brésil, Russie notamment).

20.10.2008

Logement: le Sénat inflige un revers cinglant au texte de Christine Boutin

Le Sénat a poursuivi lundi l'examen du projet de loi controversé sur le logement de Christine Boutin, infligeant un revers cinglant à la ministre en supprimant à une imposante majorité son article qui visait à modifier la loi SRU. Les sénateurs ont adopté, par 314 voix contre 21, cinq amendements identiques de suppression de l'article 17 du texte, qui visait à comptabiliser l'accession sociale à la propriété dans le quota de 20% de logements sociaux. La ministre a donc eu la quasi-totalité de la majorité et toute l'opposition contre elle. Ce vote est intervenu à l'issue d'un débat passionné où l'UMP s'est déchirée. Le Sénat s'y est même pris à deux fois, car un premier vote ayant enregistré plus de bulletins que de votants a du être annulé. Le PS avait tenté en vain une dizaine d'amendements de renforcer la loi SRU, en proposant d'aggraver les pénalités pour les communes ne respectant pas les 20%.

Le gouvernement et l'UMP ont également été mis en minorité dans plusieurs votes par une alliance gauche-centristes. Par exemple, sur la ponction que voulait opérer le texte sur les organismes HLM ayant une trésorerie excédentaire, repoussée de deux ans. Et un amendement donne au préfet le pouvoir de préempter des terrains pour contraindre à agir les communes ne construisant pas assez de logements sociaux. Les objectifs de logements à construire fixés dans les programmes locaux de l'habitat seront désormais détaillés commune par commune, obligeant ces dernières à s'y conformer.

Par ailleurs, les sénateurs de la majorité ont voté, dans le cadre de l'examen du projet de loi sur le logement, dans la nuit de lundi à mardi, la réduction de trois à un an du délai de sursis maximum qui peut être accordé pour les expulsions.

Inscrit en urgence (une lecture par chambre), le vote du texte devrait intervenir mardi.

 

 

Inscrire le droit au logement dans les faits

Au mal-logement s’ajoute désormais des niveaux de loyers qui deviennent insupportables pour beaucoup de familles. S’il est un marché qui ne fonctionne pas, c’est bien celui-là. Or, c’est un domaine dans lequel l’État a les coudées franches. C’est sur l’offre qu’il faut mettre la priorité : il faut construire, beaucoup, et rénover.

Un premier pas avait été franchi avec la loi Solidarité et Renouvellement Urbain, fixant un minimum de 20 % de logements sociaux dans toutes les communes à partir d’une certaine taille. Nous devons aller beaucoup plus loin !

Notre motion propose :

  • Une règle des trois tiers bâtis dans chaque programme de logements neufs d’une certaine taille : logements sociaux, logements à prix encadrés pour classes moyennes, logements libres.
  • De renforcer l’obligation pour chaque commune de respecter le minimum de la loi SRU de 20% de logements sociaux, soit en augmentant très fortement les pénalités, soit en confiant au préfet, représentant de l’Etat, la responsabilité de se substituer aux communes défaillantes.
  • Que les terrains du domaine public national puissent être cédés à l’euro symbolique lorsque ceux-ci sont destinés à la réalisation de plus des 2/3 de logements à loyers ou prix encadrés ;
  • dans les zones où les loyers excèdent 20% des revenus en moyenne, un moratoire sur les hausses de loyers, limitant celles-ci à l’inflation, y compris en cas de changement de locataire (sauf travaux intégrés à leur valeur).

 

D'autres pistes possibles :

  • instaurer une possibilité de recours devant une commission locale composée de représentants de propriétaires et de locataires, en cas de loyer jugé excessif ou de refus de location.
  • des Maisons de l’Habitat Durable pourraient proposer aux particuliers conseils pratiques et aides financières pour préserver l’environnement tout en améliorant leur logement et en réduisant leurs charges (énergies renouvelables, isolation, éco-construction et éco-rénovation…).

19.10.2008

Education: forte mobilisation à Paris contre la politique du gouvernement

DSC00062.JPGLes syndicats de l'Education ont réussi leur démonstration de force. Partis vers 13h30 de la place d'Italie, 80 000 personnes venues de toute la France et qui répondaient à l'appel de 47 organisations du secteur éducatif, ont défilé sous le soleil entre place d'Italie et Saint-Michel en passant par le Quartier latin pour protester contre la politique éducative du gouvernement : les suppressions de postes (11.200 cette année, 13.500 déjà programmées en 2009), les restrictions budgétaires, la suppression progressive de la carte scolaire, des Réseaux d'aide spécialisés aux élèves en difficulté à l'école (RASED), la mise en place du service minimum d'accueil en maternelle et dans les écoles élémentaires, ou encore les conditions de mise en œuvre des réformes "sans aucune concertation", selon les syndicats, étaient dans la ligne de mire des manifestants.

DSC00066.JPGLe PS s'est joint à la manifestation. Première arrivée, Martine Aubry, venue saluer les personnels éducatifs de sa ville, a pris place vers 13h00 avec Jack Lang et la députée Sandrine Mazetier derrière la banderole MJS (jeunes socialistes), à l'angle de l'avenue des Gobelins et du boulevard Saint Marcel.

Peu à peu, des militants socialistes, venus de leur point de rendez-vous place d'Italie, les rejoignent. Quelques écharpes d'élus, et surtout des camarades du "9-3", de Villiers-le-Bel ou de Bondy avec leurs pancartes. Les autres franciliens sont plus discrets ... seuls une vingtaine de camarades sont venus des Yvelines. Pour une fédération qui revendique jusqu'à 3 500 encartés, nous sommes déçus, la mobilisation est vraiment faible !

DSC00068.JPG

On aperçoit Elisabeth Guigou, Bruno Julliard, Harlem Désir. Les journalistes font des photos, tendent les micros : "L'Education, c'est le coeur de la République", déclare Martine Aubry. "On trouve des milliards pour des banquiers pourris et l'on supprime des postes à l'école!", s'indigne Jack Lang en patientant sous le soleil. Ou encore "C'est l'Ecole, l'Education qu'il faut changer. Cette manifestation on l'attendait depuis longtemps car on sait très bien que ce gouvernement ne reculera que s'il y a un mouvement de masse". Quelques jeunes du MJS, juchés sur une camionnette couvertes de ballons rouges, agitent un drapeau, d'autres lancent des slogans.

DSC00069.JPGUne heure plus tard, Benoît Hamon fait son apparition, puis François Hollande et Bertrand Delanoë ... bises, photos ... Julien Dray et Delphine Batho, restent, eux, un peu à l'écart. Puis les "ténors" quittent le rassemblement. Il est plus de 15 h 30 et les socialistes, qui doivent défiler après les syndicats et les associations, n'ont toujours pas pu bouger. Il faudra encore une heure avant que la fin du cortège puisse commencer à avancer.

Vendredi, Martine Aubry, avait estimé lors d'une réunion publique en présence de plusieurs élus et de l'ancien Premier ministre, Pierre Mauroy, qu'il faut "donner des moyens vraiment différents à ceux qui en ont besoin " en matière d'éducation. "Il faut enfin que nous fassions ce que nous avions dit que nous ferions et que nous n'avons jamais fait, c'est-à-dire donner des moyens vraiment différents à ceux qui en ont besoin et moins importants à ceux qui en ont moins besoin"

Voir l'article du Nouvel observateur sur la réunion de Martine Aubry à Lille

Et l'album photo de la manifestation est dans la colonne de droite ...

18.10.2008

un pays, une école, notre avenir.

logo_moyen.jpgL’éducation est notre avenir : il ne doit pas se décider sans nous !

Manifestation nationale

le 19 octobre à Paris

départ Place d'Italie à 14 h

 

Education en danger et Loi sur le service minimum : Les élus socialistes et républicains réagissent

La loi sur le service minimum, dispositif élaboré par Xavier Darcos afin de substituer des fonctionnaires municipaux aux enseignants en grève, a été votée à la faveur de l’été, le 20 août, laissant sans réponse les oppositions exprimées.

Tout en respectant les règles de la République, le Parti socialiste et la FNESR rappellent qu’ils s’étaient fortement opposés au principe de ce dispositif au moment de l’adoption de cette loi et dénoncent, aujourd’hui, les graves difficultés de son application, aussi bien pour les grandes que pour les petites communes, ainsi que les coûts laissés à la charge des collectivités.

C’est une nouvelle fois la marque du peu d’estime dans lequel ce gouvernement tient les collectivités et les élus territoriaux.

Dans ce contexte, le Parti socialiste et la FNESR appellent à la mobilisation nationale de dimanche prochain, 19 octobre, à Paris, au côté des organisations de la communauté éducative qui dénoncent le budget 2009 de l’Education nationale et une nouvelle suppression de 13 500 postes (40 000 postes appelés à disparaître sur 3 ans).

La politique de restriction budgétaire reconduite et accentuée par le gouvernement Fillon, qui met en cause les conditions d’enseignement et d’accueil des élèves, va inéluctablement aggraver les inégalités et porter atteinte à la démocratisation de la réussite scolaire pour tous les jeunes. Elle porte en elle les prémices d’une école à deux vitesses.

Communiqué du Secrétariat national du Parti socialiste et de la Fédération Nationale des Elus Socialistes et Républicains

 

17.10.2008

Des conventions pour la rénovation

dscn1992.JPGNous prenons le nom de notre motion « Changer à gauche » au sérieux. Ce changement commence par le Parti socialiste. Chaque congrès est l’occasion de mises à jour importantes et de réformes nécessaires. Parmi celles-ci, la plus importante est d’ordre à la fois organisationnel et programmatique car elle concerne l’organisation de conventions nationales.

Nous envisageons un programme de travail, dans les deux années qui viennent, composé de cinq conventions nationales car il nous semble que la stratégie de reconquête du pouvoir englobe aussi la manière dont nous élaborons notre orientation et nos propositions.

Les conventions nationales sont prévues par nos statuts.

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16.10.2008

Le PS s'est divisé avant de s'abstenir sur le plan d'urgence

lemondefr.gifC'est devenu une tradition. Lors de chaque vote consacré à un texte particulièrement important, les députés socialistes s'entre-déchirent. Après le traité européen de Lisbonne et la réforme des institutions, l'adoption du plan d'urgence en faveur des banques, mardi 14 octobre, n'a pas failli à la règle. A un mois du congrès de Reims, la réunion du groupe socialiste au cours de laquelle la décision de s'abstenir a été prise a fait l'objet d'une vive polémique entre les partisans de Martine Aubry et les principaux dirigeants du PS, favorables à Bertrand Delanoë.

Les premiers accusent François Hollande d'avoir cherché à imposer un vote favorable au projet du gouvernement. " Je m'étonne que François Hollande n'ait pas réuni les responsables du Parti socialiste pour que nous discutions ensemble de la position que nous devions prendre ", a assuré sur i-Télé Mme Aubry. " La direction du Parti a voulu jouer la carte de l'opinion publique, rassurer les épargnants, mais elle a été rattrapée par le congrès. L'union nationale a été évitée in extremis ", a renchéri Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris, qui se félicite de " ne pas avoir ouvert une autoroute devant Olivier Besancenot ".

M. Hollande, qui dénonce " des malveillances d'avant congrès entretenues par les aubrystes-fabiusiens ", se défend d'avoir prôné le " oui ". " Dès la veille, ma conviction était faite : il fallait s'abstenir à cause de l'absence de mesures de soutien à l'investissement, au logement et au pouvoir d'achat. Nous avons simplement ouvert le débat devant le groupe en considérant que le choix devait se faire entre l'approbation et l'abstention ", insiste-t-il. Les quelques partisans du " oui " - parmi lesquels des proches de M. Delanoë, comme Jérôme Cahuzac ou Pierre Moscovici, mais aussi Manuel Valls, signataire de la motion de Ségolène Royal - sont rentrés dans le rang. " Un grand parti d'opposition n'aurait pas dû prôner l'abstention sur un projet qui voit l'Europe jouer enfin son rôle et se doter d'un véritable outil opérationnel ", regrette M. Valls. Pour lui, " il manque des hommes d'Etat aujourd'hui au Parti socialiste ".

 

" PAS ÉTERNISER "

 

Cette passe d'armes a relégué au second plan les débats émergents parmi les socialistes. Trois mois après l'adoption d'une déclaration de principes dans laquelle il reconnaît inscrire son action dans le cadre de l'économie de marché, le PS doit s'adapter à la brusque réhabilitation de l'intervention directe de l'Etat dans le secteur bancaire. S'il se félicite de voir " la puissance publique disposer des moyens de réguler de l'intérieur " le système financier, Michel Sapin, délégué national à l'économie et partisan de M. Delanoë, souhaite " pérenniser mais pas éterniser " ce mode de régulation. Mme Royal préconise notamment la création " d'une véritable banque publique adossée à la Caisse des dépôts ". Benoît Hamon, leader de l'aile gauche du parti, va plus loin. Il réclame des " nationalisations ", un retour à " l'encadrement du crédit " mais aussi des " mesures de protection " contre certaines importations. Un vocabulaire presque oublié au PS. Une autre question se profile parmi les socialistes : jusqu'où laisser filer les déficits publics que vont creuser les répercussions de la crise financière ?

Jean-Michel Normand

© Le Monde

 

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