03.02.2009

"Une politique totalement incohérente"

logo-liberation.jpgRELANCE - Trois questions à Pierre-Alain Muet, député socialiste du Rhône, ancien directeur du département "économétrie" de l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), puis conseiller de Lionel Jospin à Matignon, chargé de la "stratégie économique". Il réagit aux annonces de Français Fillon précisant lundi matin à Lyon l'utilisation des 26 milliards du plan de relance...

Que vous inspire le plan dévoilé ce matin par le Premier ministre ?

Pierre-Alain Muet : Le montant est selon moi d'à peine 6 milliards d'euros pour 2009, et non 26 milliards. Pour le reste, on retrouve des budgets qui avaient été gelés et qui viennent d'être dégelés. Sur la philosophie, j'ai déjà eu l'occasion de le dire : c'est un plan qui ne prend pas du tout la mesure de la crise. Les problème au coeur de la crise sont les problèmes d'emploi et de pouvoir d'achat. Or le plan n'y répond absolument pas.Pour l'instant, il prépare un plan de licenciement massif dans le secteur public. Il s'apprête à supprimer dans l'année 30.000 emplois dans la fonction publique, 20.000 dans le secteur hospitalier. C'est une politique totalement incohérente. Ma conviction profonde est que, tôt au tard, le gouvernement sera obligé de répondre en de prendre des mesures pour l'emploi et le pouvoir d'achat.

François FIllon répond qu'il est "irresponsable" de relancer par le pouvoir d'achat et que les tentatives ont mené à des "catastrophes". La relance par le pouvoir d'achat, notamment profite selon lui à l'épargne, pas à l'économie...

P-A.M. : C'est totalement absurde. Il compare avec 1981 or nous ne sommes plus du tout dans le même contexte. Nous sommes dans une union monétaire qui n'existait pas à l'époque. Concernant le pouvoir d'achat, il faut soutenir les ménages les plus modestes. On sait que ceux-là n'épargeront pas mais consommeront.

Les mesures en faveur des collectivités trouvent-elles plus grâce à vos yeux ?

P-A. M. : Agir sur le fonds de compensation de la TVA ne suffit pas. De nombreuses collectivités ne sont en effet pas concernées. Les communautés urbaines par exemple. Il faudrait plutôt que le gouvernement permettent aux collectivités d'investir pour soutenir la relance en arrêtant de sous-indexer leurs dotations comme il le fait.

Propos de Pierre-Alain Muet recueillis par Ol.B.

10.10.2008

Dexia : quelles assurances de l’Etat pour protéger les collectivités locales ?

de la gontrie.jpgMarie-Pierre de la Gontrie, Première Vice-présidente de la Région Ile-de-France en charge des finances, s’interroge sur les conditions du sauvetage de la Banque Dexia par les Etats français, belge et luxembourgeois.

Si ce sauvetage était de toute évidence rendu nécessaire par la situation financière de la banque et par son importance stratégique dans le paysage bancaire et institutionnel français, Marie-Pierre de la Gontrie se demande cependant « quelles assurances ont été prises par l’Etat auprès de Dexia dans le cadre de ce soutien public massif ? »

Au moment où les collectivités locales commencent à élaborer leur budget 2009, Marie-Pierre de la Gontrie rappelle que celles-ci sont dans une forte incertitude concernant les ressources dont elles disposeront à l’avenir, du fait notamment de la suppression pour un grand nombre (238 communes) de la DSU (dotation de solidarité urbaine) et de la baisse annoncée des dotations de l’Etat pour 2009 (progression inférieure à l’inflation).

Marie-Pierre de la Gontrie souligne que « Dexia est la banque de prêt de plus d’une collectivité locale sur deux en France. Celles-ci, et notamment les plus petites d’entre elles, vont souffrir durement d’une augmentation du coût du crédit. Il serait normal que le gouvernement ait exigé des assurances auprès de Dexia : quelles conditions de financement Dexia va–il faire aux collectivités locales en difficulté ? «Pour la première vice-présidente de la Région ile-de-France « si l’Etat est amené est réitéré ce type de soutien, il devra poser ses exigences aux établissements bancaires ».

09.10.2008

Claude Bartolone (PS) : oublions le «star-système»

logo le parisien.jpgPropos recueillis par Bernard Mazières

Député socialiste et président du conseil général de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone a signé avec Laurent Fabius la motion "Aubry" en vue du prochain congrès de Reims.

Face à la crise financière, l'Union européenne est-elle efficace?

Ce n'est pas le bon qualificatif! L'UE est encore entravée par trop d'organisations. Quand on voit le manque de gouvernance politique pour faire un duo efficace avec la Banque centrale européennee (BCE), quand on voit la politique qui est celle de la Banque européenne d'investissement (BEI) qui ne fait pas face à ses obligations pour investir massivement dans l'ensemble de l'économie de demain (énergie, logement, recherche...), on se dit que l'Europe est vraiment mal équipée pour traverser cette tempête.

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08.10.2008

ILS SOUTIENNENT LA MOTION : Lionel Giraud, section de Mantes-la-Jolie

La démarche entreprise par Martine Aubry depuis plus d’un an a, à mes yeux, un mérite essentiel : celui vouloir mettre fin à cette incessante querelle entre « modernes » et « gardiens du temple » au sein de notre parti, querelle qui, à force de figer les positionnements des courants, fige le projet même de notre parti.

A l’heure où les ravages du capitalisme financier montrent un peu plus chaque jour les limites d’un système et bousculent les lignes, cette querelle est d’autant plus désuète.

Non, notre parti n’est et ne doit pas être social-libéral. Non, notre parti n’est plus révolutionnaire et ce, depuis bien longtemps. Notre parti a simplement le devoir de présenter demain un nouveau projet ambitieux, répondant en priorité aux attentes des classes moyennes et des plus défavorisés. Changer à gauche pour changer la France.

Etre socialiste, simplement !

30.09.2008

ILS SOUTIENNENT LA MOTION : Stéphane Gozlan, section de Conflans-Sainte-Honorine, membre du CF et du BFA

Chers(es) amis(es)

Si j’ai choisi de voter et d’appeler à voter pour la motion "Changer à gauche pour changer la France", déposée par Martine AUBRY c’est, en premier lieu pour oublier les vieilles querelles pour faire passer l'intérêt collectif.

En effet, Martine Aubry a affiché la couleur dés le départ :

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29.09.2008

ILS SOUTIENNENT LA MOTION : François Marcy, section de Versailles, membre du Bureau Fédéral

La première présentation des motions, pour les Yvelines, aura lieu ce soir à Versailles.

Je suis fier d’appartenir à un parti capable de mener un processus démocratique clair pour déterminer ses options politiques et bien sûr ses leaders.

Ce prochain congrès se situe dans une actualité économique particulièrement chaotique, où même les États–Unis se voient contraints d’envisager des solutions passant par la puissance publique pour remédier aux dérives d’une mondialisation ultralibérale.

Le Sarkozysme populiste ne peut être une réponse à long terme. Il suffit de constater les errances du pouvoir sur chacun des problèmes actuels.

Le parti Socialiste se doit d’être la force d’opposition avant la reconquête du pouvoir. Il faut qu’il soit fortement ancré à gauche, en défendant résolument les salariés, les retraités, les petits épargnants et tous les exclus.

Ce sont ces objectifs que je retrouve, affirmés avec vigueur dans la motion D, autour de Martine Aubry.

Je crois aussi que cette motion, déjà issue d’un large rassemblement de camarades d’opinions différentes, peut être le ferment d’une vraie reconstruction de notre parti.

28.09.2008

ILS SOUTIENNENT LA MOTION : Jorge Castro, section de Magny-les-Hameaux

Chers camarades,

 

Lundi 29 septembre aura lieu la première réunion au niveau fédéral de présentation des motions (Versailles, Centre 8, 20H30)

Comme je l’aurais fait dans une réunion de section, je voudrais m’expliquer sur les aspects qui m’ont conduit, en tant que simple militant, à prendre rapidement position dans le soutien à une motion.

Le quinquennat Sarkozy laissera un bilan terrible. De par ses propres actions comme de par son incapacité à construire quelque chose de durable et plus encore à faire face à une période de troubles économiques majeurs.

Nous entrons dans une période historique de redistributions de cartes pendant laquelle les plus faibles seront plus encore qu’auparavant la variable d’ajustement. Et ce n’est pas Sarkozy et ceux qui l’entourent qui corrigeront cette très grave évolution.

Revenir au pouvoir en 2012 est pour la gauche et pour le pays un impératif absolu. Pour cela il faut avant tout un « socle » politique qui ne peut être aujourd’hui qu’un PS fort.

C’est ce qui rend encore plus urgent et impératif la reconstruction de notre parti.

Personnellement, j’ai choisi de soutenir la motion D, « Changer la gauche pour changer la France » dont le premier signataire est Martine Aubry parce que j’ai estimé que c’était la meilleure carte que nous avions pour conduire cette « refondation ».

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