24.10.2008
"L'hôpital n'est pas une entreprise"
En visite à Toulouse mercredi dernier, jour de l'adoption en conseil des ministres du projet de loi de Roseline Bachelot, Martine Aubry, accompagnée de Catherine Lemorton, a d’abord visité la maison médicale du quartier Bagatelle avant de réunir la presse dans l’un des quartiers difficile de Toulouse.
Constatant que de plus en plus de français “hésitent à se faire soigner” Martine Aubry a souligné que l’augmentation des deniers publics en faveur de la sécurité sociale, prévue par le gouvernement dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale, était inférieur à l’inflation, affirmant qu'il s’agit là "d’une véritable catastrophe", et ce d’autant plus que le vieillissement de la population française devait au contraire s’accompagner d’une hausse des dépenses publiques de santé.
Martine Aubry a également critiqué la vision d’un hôpital public géré comme une entreprise privé, et le projet de loi présenté le même jour par Roselyne Bachelot, “boîte à outil” malheureusement insuffisante car vidée des questions de péréquations hospitalière et surtout sans réels moyens supplémentaires pour un secteur hospitalier appelé à rationnaliser. "C'est une grave erreur de vouloir faire fonctionner l'hôpital comme une entreprise. Un hôpital n'est pas une entreprise, une logique d'entreprise n'a pas de sens dans un service public de la santé (...) On va vers une notion de rentabilité",
Parmi les orientations qui vont "dans le bon sens", Martine Aubry a cité la création d'agences régionales de la santé qui se substitueront aux agences régionales hospitalières et devraient conduire à "une meilleure coordination" entre médecine hospitalière et médecine de ville, la restriction apportée à la vente d’alcool aux mineurs et la pénalisation du refus de soins prononcé par les médecins aux bénéficiaires de la CMU.
Ce que propose la motion D : Restaurer le droit à la santé
Notre système de santé était excellent, notamment grâce à l’hôpital public. L’espérance de vie, particulièrement chez les femmes, s’est accrues ans cesse ; nous avons gagné onze ans depuis la Libération. Mais l’équilibre de la sécurité sociale est de plus en plus menacé. L’hôpital public est attaqué. De plus en plus de Français doivent renoncer à se soigner à cause de leurs difficultés financières.
Sauver l’hôpital public et garantir la présence des médecins sur tout le territoire
- Nous remettrons l’hôpital au cœur du système de santé et rétablirons un équilibre juste avec le secteur privé, qui ne doit pas s’arroger les soins les plus rentables.
- Nous garantirons à chaque région une présence minimum de médecins dans chaque spécialité dès la sortie du concours de l’internat.
- Pour préserver les ressources de l’assurance maladie sans porter atteinte à l’emploi, nous élargirons l’assiette des cotisations patronales des salaires vers la valeur ajoutée et reviendrons à une péréquation des financements entre les établissements et les territoires.
- Des moyens importants devront être dégagés sur la prévention à l’école comme au travail, mais aussi grâce à des grandes campagnes d’information et de dépistage pour mieux prévenir les maladies par exemple sur les comportements à risques et sur la nutrition. La meilleure économie pour la sécurité sociale reste l’absence de maladie. Il faut donc la prévenir pour l’éviter.
- Enfin, les taxes sur la santé instaurées par la droite– les mal nommées mais désormais fameuses "franchises médicales", qui sont d’une rare injustice –, seront supprimées.
Une politique ambitieuse face à l’explosion des maladies professionnelles
Nous devons rappeler que la régression sociale se lit d’abord concrètement, physiquement, dans le corps des hommes et des femmes. Aujourd’hui, les ouvriers ont par rapport aux cadres une espérance de vie inférieure de six ans.
Notre engagement doit être de faire des conditions de travail un élément majeur du progrès collectif. L’absence d’inspecteurs du travail en nombre suffisant et de réelles prérogatives à la médecine du travail, notamment, ont fait de notre pays un mauvais élève parmi les pays développés ! Les troubles musculo-squelettiques ont pris une ampleur préoccupante. Il n’y a pourtant pas de fatalisme. Sans diminuer la productivité, il est possible d’améliorer le sort des salariés en responsabilisant financièrement les entreprises. La qualité du travail doit être vue comme une clef de l’innovation.
Ne pas éluder les questions qui relèvent parfois de l’intime mais pour lesquels les français demandent des repères et des règles
Les techniques médicales et scientifiques ouvrent des champs de réflexion et de décision inexplorés. Les évènements subis jadis par l’humanité – la conception, la naissance, la mort – relèvent d’une décision libre et volontaire. Puisque la science repousse les frontières du possible, l’éthique et le droit doivent s’étendre pour fixer les limites du souhaitable. Clonage reproductif, clonage thérapeutique, statut de l’embryon, procréation médicalement assistée, maternité pour autrui, fin de vie, suicide assisté : ces enjeux ne relèvent ni de l’évidence ni ne se réduisent à la seule autonomie individuelle. La droite sarkozyste y répond au coup par coup, sans autre boussole que l’émotion médiatique et sondagière. C’est ainsi que sont prises des décisions favorables aux lobbies intégristes et pro-vie. Notre parti doit définir une morale laïque, émancipatrice et humaniste, articulant libertés individuelles et projet collectif. Ne laissons pas au libéralisme et aux religions le soin de donner du sens à la vie. Nous croyons en particulier qu’il est grand temps de définir dans la loi, encadré de manière stricte, le droit de finir sa vie dans la dignité.
21:59 Publié dans NOS PROPOSITIONS, santé | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : politique
21.10.2008
Rendez-vous
19:45 Publié dans Evenements et mobilisations | Lien permanent | Envoyer cette note
Le PS vote pour le projet de loi sur le Grenelle de l'environnement
Éclipsé par la crise financière, le débat sur la loi du ministre de l'Écologie a fait émerger un consensus à l'Assemblée nationale : les députés socialistes ont décidé mardi, à l'unanimité, de voter pour le projet de loi de mise en œuvre du Grenelle de l'environnement lors du scrutin solennel de mardi après-midi.
Les socialistes ont été satisfaits de l'adoption de 150 amendements déposés par leur groupe lors du débat de la semaine dernière. Ils souhaitent néanmoins que l'hypothèque du financement des mesures soit levée lors de l'examen du budget 2009. Attachés à défendre le compromis du «Grenelle» négocié avec les ONG, les Verts hésitent entre abstention et vote pour. «Cela ne suffit pas, mais je prends quand même», assure François de Rugy, député Vert de Loire-Atlantique.
"C'est un texte qui doit être voté pour donner de la force à la France dans les négociations internationales", a dit Philippe Martin, député du Gers. En effet en bouclant ce débat avant le week-end, Borloo a pu aborder, lundi, en position de force ses collègues européens, réunis à Luxembourg, pour trouver un compromis sur le paquet climat-énergie.
Ce que dit notre motion : agir avant qu’il ne soit trop tard
Les approches traditionnelles de la gauche sont remises en cause par les chocs écologiques de grande ampleur qui marquent l’entrée dans le nouveau millénaire. L’épuisement des ressources fossiles impose une gestion durable des ressources et une notion de responsabilité vis-à-vis des générations futures. Dans les années qui viennent, nous aurons à inventer le monde de l’après-pétrole.
La dégradation de la biosphère fait déjà sentir ses effets. La saison des ouragans devient chaque année plus meurtrière et destructrice. Les océans continuent de monter. Des mécanismes irréversibles sont engagés, comme la fonte des terres gelées de l’hémisphère nord. Il faut agir. La préparation de l’après Kyoto nous en donne l’occasion. Nous militons pour des réponses fortes et nous ne reculons devant aucune solution.
Ces périls imposent également une révision drastique des processus productifs. Ils invitent à reconsidérer plus globalement la hiérarchie même des besoins dans notre société, à sortir du réflexe matérialiste et consumériste pour redéfinir le modèle de développement. L’émergence des nouveaux risques - nucléaires, alimentaires, génétiques – liés, eux aussi, à l’action de l’homme rappelle la nécessité d’une maîtrise collective et démocratique du progrès scientifique et technique.
Nos propositions : Faire entrer l’écologie dans l’ensemble de nos politiques
- Nous soutenons l’initiative de la commission environnement de l’ONU d’écrire une nouvelle déclaration des droits de l’homme qui soit à la fois solidaire et écologique
- Nous voulons privilégier les modes doux de transport : – notamment le tramway, le tram-train –, le transport combiné de marchandises limitant la route aux derniers kilomètres, les modes innovants de transport – comme les vélos en ville, les navettes fluviales, l’auto-partage, le covoiturage –, et en réduisant au maximum la pollution des automobiles par le développement des moteurs hybrides.
- La préservation du foncier est un enjeu majeur pour les générations futures. Les Etablissements Publics Fonciers Régionaux devront être généralisés pour mieux juguler l’étalement urbain
- Il faut faire rentrer le développement durable dans les règles et les pratiques d’urbanisme : systématisation des éco-quartiers, gestion intégrée des eaux pluviales, réduction de l’imperméabilisation des zones urbaines, systèmes localisés de production et de distribution de chaleur et d’électricité à partir d’énergies renouvelables -géothermie, biogaz, biomasse …
- Il faut favoriser les logements à basse consommation d’énergie et ceux qui produisent leur propre énergie, par des aides publiques augmentées et revues pour permettre à tous d’en bénéficier (aujourd’hui, les réductions d’impôts bénéficient aux plus aisés).
- le potentiel de création d’emploi doit être pleinement exploité : recyclage, éco-conception, réemploi, valorisation énergétique des matières organiques sous forme de biogaz et de compost, implantation de centres de récupération dans toutes les régions ; extension de la collecte des produits recyclables.
- l’agriculture biologique ou raisonnée doit être favorisée en aidant aux reconversions de cultures, en soutenant la recherche agronomique, en réduisant l’usage des pesticides et des engrais de synthèse par une taxation au profit de la chimie verte.
- L’Etat devra montrer l’exemple par la commande publique, en généralisant les achats responsables qui devront comporter systématiquement des clauses environnementales
- S’agissant du nucléaire, le fonctionnement et le renouvellement de la filière, dans notre pays, doivent se faire, tout en réduisant sa part dans la production d’électricité, qui est indéniablement trop élevée. Simultanément, le programme de maîtrise des déchets doit être amplifié et le pouvoir d’une autorité de sûreté indépendante renforcé.
- Au niveau national et européen, une véritable politique industrielle pour les produits technologiques propres doit être mise en œuvre. Il faut aussi repenser les modes de production et de distribution pour favoriser la qualité et la proximité.
- Nous voulons promouvoir une nouvelle fiscalité écologique, progressive, qui répercute le coût des pollutions et régule le système économique en permettant à la fois l’atténuation du choc du changement pour les plus modestes et l’adaptation nécessaire de nos modes de production et de consommation. Par exemple en affectant le produit de cette fiscalité en priorité au financement d’aides à l’isolation ou de transports en commun.
- Au plan européen, nous prônons la constitution d’une coopération renforcée dans le domaine de l’énergie jouant le rôle qui a été celui de la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier(CECA). Cette coopération permettra à l’Europe de parler d’une seule voix face aux pays producteurs, de mutualiser les approvisionnements et d’élaborer en commun notre stratégie énergétique à long terme. Nous lançons aussi l’idée d’une Communauté Européenne de la Recherche et l’Innovation, en s’appuyant sur l’outil des coopérations renforcées avec les pays qui le souhaitent.
- La politique agricole commune doit être refondée pour répondre aux défis du présent. Elle doit prendre en compte des objectifs nouveaux comme le droit à une alimentation de qualité, la santé humaine et animale, l’aménagement du territoire et l’environnement.
- L’Europe doit peser dans les instances internationales pour défendre notre volonté d’un nouveau modèle de développement. Cette exigence environnementale devra également être intégrée dans les négociations européennes avec nos partenaires (Etats-Unis, Chine, Brésil, Russie notamment).
16:25 Publié dans Développement durable, NOS PROPOSITIONS | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : politique
20.10.2008
Logement: le Sénat inflige un revers cinglant au texte de Christine Boutin
Le Sénat a poursuivi lundi l'examen du projet de loi controversé sur le logement de Christine Boutin, infligeant un revers cinglant à la ministre en supprimant à une imposante majorité son article qui visait à modifier la loi SRU. Les sénateurs ont adopté, par 314 voix contre 21, cinq amendements identiques de suppression de l'article 17 du texte, qui visait à comptabiliser l'accession sociale à la propriété dans le quota de 20% de logements sociaux. La ministre a donc eu la quasi-totalité de la majorité et toute l'opposition contre elle. Ce vote est intervenu à l'issue d'un débat passionné où l'UMP s'est déchirée. Le Sénat s'y est même pris à deux fois, car un premier vote ayant enregistré plus de bulletins que de votants a du être annulé. Le PS avait tenté en vain une dizaine d'amendements de renforcer la loi SRU, en proposant d'aggraver les pénalités pour les communes ne respectant pas les 20%.
Le gouvernement et l'UMP ont également été mis en minorité dans plusieurs votes par une alliance gauche-centristes. Par exemple, sur la ponction que voulait opérer le texte sur les organismes HLM ayant une trésorerie excédentaire, repoussée de deux ans. Et un amendement donne au préfet le pouvoir de préempter des terrains pour contraindre à agir les communes ne construisant pas assez de logements sociaux. Les objectifs de logements à construire fixés dans les programmes locaux de l'habitat seront désormais détaillés commune par commune, obligeant ces dernières à s'y conformer.
Par ailleurs, les sénateurs de la majorité ont voté, dans le cadre de l'examen du projet de loi sur le logement, dans la nuit de lundi à mardi, la réduction de trois à un an du délai de sursis maximum qui peut être accordé pour les expulsions.
Inscrit en urgence (une lecture par chambre), le vote du texte devrait intervenir mardi.
Inscrire le droit au logement dans les faits
Au mal-logement s’ajoute désormais des niveaux de loyers qui deviennent insupportables pour beaucoup de familles. S’il est un marché qui ne fonctionne pas, c’est bien celui-là. Or, c’est un domaine dans lequel l’État a les coudées franches. C’est sur l’offre qu’il faut mettre la priorité : il faut construire, beaucoup, et rénover.
Un premier pas avait été franchi avec la loi Solidarité et Renouvellement Urbain, fixant un minimum de 20 % de logements sociaux dans toutes les communes à partir d’une certaine taille. Nous devons aller beaucoup plus loin !
Notre motion propose :
- Une règle des trois tiers bâtis dans chaque programme de logements neufs d’une certaine taille : logements sociaux, logements à prix encadrés pour classes moyennes, logements libres.
- De renforcer l’obligation pour chaque commune de respecter le minimum de la loi SRU de 20% de logements sociaux, soit en augmentant très fortement les pénalités, soit en confiant au préfet, représentant de l’Etat, la responsabilité de se substituer aux communes défaillantes.
- Que les terrains du domaine public national puissent être cédés à l’euro symbolique lorsque ceux-ci sont destinés à la réalisation de plus des 2/3 de logements à loyers ou prix encadrés ;
- dans les zones où les loyers excèdent 20% des revenus en moyenne, un moratoire sur les hausses de loyers, limitant celles-ci à l’inflation, y compris en cas de changement de locataire (sauf travaux intégrés à leur valeur).
D'autres pistes possibles :
- instaurer une possibilité de recours devant une commission locale composée de représentants de propriétaires et de locataires, en cas de loyer jugé excessif ou de refus de location.
- des Maisons de l’Habitat Durable pourraient proposer aux particuliers conseils pratiques et aides financières pour préserver l’environnement tout en améliorant leur logement et en réduisant leurs charges (énergies renouvelables, isolation, éco-construction et éco-rénovation…).
23:35 Publié dans Logement, NOS PROPOSITIONS | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : politique
19.10.2008
Education: forte mobilisation à Paris contre la politique du gouvernement
Les syndicats de l'Education ont réussi leur démonstration de force. Partis vers 13h30 de la place d'Italie, 80 000 personnes venues de toute la France et qui répondaient à l'appel de 47 organisations du secteur éducatif, ont défilé sous le soleil entre place d'Italie et Saint-Michel en passant par le Quartier latin pour protester contre la politique éducative du gouvernement : les suppressions de postes (11.200 cette année, 13.500 déjà programmées en 2009), les restrictions budgétaires, la suppression progressive de la carte scolaire, des Réseaux d'aide spécialisés aux élèves en difficulté à l'école (RASED), la mise en place du service minimum d'accueil en maternelle et dans les écoles élémentaires, ou encore les conditions de mise en œuvre des réformes "sans aucune concertation", selon les syndicats, étaient dans la ligne de mire des manifestants.
Le PS s'est joint à la manifestation. Première arrivée, Martine Aubry, venue saluer les personnels éducatifs de sa ville, a pris place vers 13h00 avec Jack Lang et la députée Sandrine Mazetier derrière la banderole MJS (jeunes socialistes), à l'angle de l'avenue des Gobelins et du boulevard Saint Marcel.
Peu à peu, des militants socialistes, venus de leur point de rendez-vous place d'Italie, les rejoignent. Quelques écharpes d'élus, et surtout des camarades du "9-3", de Villiers-le-Bel ou de Bondy avec leurs pancartes. Les autres franciliens sont plus discrets ... seuls une vingtaine de camarades sont venus des Yvelines. Pour une fédération qui revendique jusqu'à 3 500 encartés, nous sommes déçus, la mobilisation est vraiment faible !
On aperçoit Elisabeth Guigou, Bruno Julliard, Harlem Désir. Les journalistes font des photos, tendent les micros : "L'Education, c'est le coeur de la République", déclare Martine Aubry. "On trouve des milliards pour des banquiers pourris et l'on supprime des postes à l'école!", s'indigne Jack Lang en patientant sous le soleil. Ou encore "C'est l'Ecole, l'Education qu'il faut changer. Cette manifestation on l'attendait depuis longtemps car on sait très bien que ce gouvernement ne reculera que s'il y a un mouvement de masse". Quelques jeunes du MJS, juchés sur une camionnette couvertes de ballons rouges, agitent un drapeau, d'autres lancent des slogans.
Une heure plus tard, Benoît Hamon fait son apparition, puis François Hollande et Bertrand Delanoë ... bises, photos ... Julien Dray et Delphine Batho, restent, eux, un peu à l'écart. Puis les "ténors" quittent le rassemblement. Il est plus de 15 h 30 et les socialistes, qui doivent défiler après les syndicats et les associations, n'ont toujours pas pu bouger. Il faudra encore une heure avant que la fin du cortège puisse commencer à avancer.
Vendredi, Martine Aubry, avait estimé lors d'une réunion publique en présence de plusieurs élus et de l'ancien Premier ministre, Pierre Mauroy, qu'il faut "donner des moyens vraiment différents à ceux qui en ont besoin " en matière d'éducation. "Il faut enfin que nous fassions ce que nous avions dit que nous ferions et que nous n'avons jamais fait, c'est-à-dire donner des moyens vraiment différents à ceux qui en ont besoin et moins importants à ceux qui en ont moins besoin"
Voir l'article du Nouvel observateur sur la réunion de Martine Aubry à Lille
Et l'album photo de la manifestation est dans la colonne de droite ...
23:16 Publié dans Evenements et mobilisations | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : politique
18.10.2008
un pays, une école, notre avenir.
L’éducation est notre avenir : il ne doit pas se décider sans nous !
Manifestation nationale
le 19 octobre à Paris
départ Place d'Italie à 14 h
Education en danger et Loi sur le service minimum : Les élus socialistes et républicains réagissent
La loi sur le service minimum, dispositif élaboré par Xavier Darcos afin de substituer des fonctionnaires municipaux aux enseignants en grève, a été votée à la faveur de l’été, le 20 août, laissant sans réponse les oppositions exprimées.
Tout en respectant les règles de la République, le Parti socialiste et la FNESR rappellent qu’ils s’étaient fortement opposés au principe de ce dispositif au moment de l’adoption de cette loi et dénoncent, aujourd’hui, les graves difficultés de son application, aussi bien pour les grandes que pour les petites communes, ainsi que les coûts laissés à la charge des collectivités.
C’est une nouvelle fois la marque du peu d’estime dans lequel ce gouvernement tient les collectivités et les élus territoriaux.
Dans ce contexte, le Parti socialiste et la FNESR appellent à la mobilisation nationale de dimanche prochain, 19 octobre, à Paris, au côté des organisations de la communauté éducative qui dénoncent le budget 2009 de l’Education nationale et une nouvelle suppression de 13 500 postes (40 000 postes appelés à disparaître sur 3 ans).
La politique de restriction budgétaire reconduite et accentuée par le gouvernement Fillon, qui met en cause les conditions d’enseignement et d’accueil des élèves, va inéluctablement aggraver les inégalités et porter atteinte à la démocratisation de la réussite scolaire pour tous les jeunes. Elle porte en elle les prémices d’une école à deux vitesses.
Communiqué du Secrétariat national du Parti socialiste et de la Fédération Nationale des Elus Socialistes et Républicains
22:35 Publié dans Evenements et mobilisations | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : politique
17.10.2008
Des conventions pour la rénovation
Nous prenons le nom de notre motion « Changer à gauche » au sérieux. Ce changement commence par le Parti socialiste. Chaque congrès est l’occasion de mises à jour importantes et de réformes nécessaires. Parmi celles-ci, la plus importante est d’ordre à la fois organisationnel et programmatique car elle concerne l’organisation de conventions nationales.
Nous envisageons un programme de travail, dans les deux années qui viennent, composé de cinq conventions nationales car il nous semble que la stratégie de reconquête du pouvoir englobe aussi la manière dont nous élaborons notre orientation et nos propositions.
Les conventions nationales sont prévues par nos statuts.
21:45 Publié dans NOS PROPOSITIONS | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : politique
16.10.2008
Le PS s'est divisé avant de s'abstenir sur le plan d'urgence
C'est devenu une tradition. Lors de chaque vote consacré à un texte particulièrement important, les députés socialistes s'entre-déchirent. Après le traité européen de Lisbonne et la réforme des institutions, l'adoption du plan d'urgence en faveur des banques, mardi 14 octobre, n'a pas failli à la règle. A un mois du congrès de Reims, la réunion du groupe socialiste au cours de laquelle la décision de s'abstenir a été prise a fait l'objet d'une vive polémique entre les partisans de Martine Aubry et les principaux dirigeants du PS, favorables à Bertrand Delanoë.
Les premiers accusent François Hollande d'avoir cherché à imposer un vote favorable au projet du gouvernement. " Je m'étonne que François Hollande n'ait pas réuni les responsables du Parti socialiste pour que nous discutions ensemble de la position que nous devions prendre ", a assuré sur i-Télé Mme Aubry. " La direction du Parti a voulu jouer la carte de l'opinion publique, rassurer les épargnants, mais elle a été rattrapée par le congrès. L'union nationale a été évitée in extremis ", a renchéri Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris, qui se félicite de " ne pas avoir ouvert une autoroute devant Olivier Besancenot ".
M. Hollande, qui dénonce " des malveillances d'avant congrès entretenues par les aubrystes-fabiusiens ", se défend d'avoir prôné le " oui ". " Dès la veille, ma conviction était faite : il fallait s'abstenir à cause de l'absence de mesures de soutien à l'investissement, au logement et au pouvoir d'achat. Nous avons simplement ouvert le débat devant le groupe en considérant que le choix devait se faire entre l'approbation et l'abstention ", insiste-t-il. Les quelques partisans du " oui " - parmi lesquels des proches de M. Delanoë, comme Jérôme Cahuzac ou Pierre Moscovici, mais aussi Manuel Valls, signataire de la motion de Ségolène Royal - sont rentrés dans le rang. " Un grand parti d'opposition n'aurait pas dû prôner l'abstention sur un projet qui voit l'Europe jouer enfin son rôle et se doter d'un véritable outil opérationnel ", regrette M. Valls. Pour lui, " il manque des hommes d'Etat aujourd'hui au Parti socialiste ".
" PAS ÉTERNISER "
Cette passe d'armes a relégué au second plan les débats émergents parmi les socialistes. Trois mois après l'adoption d'une déclaration de principes dans laquelle il reconnaît inscrire son action dans le cadre de l'économie de marché, le PS doit s'adapter à la brusque réhabilitation de l'intervention directe de l'Etat dans le secteur bancaire. S'il se félicite de voir " la puissance publique disposer des moyens de réguler de l'intérieur " le système financier, Michel Sapin, délégué national à l'économie et partisan de M. Delanoë, souhaite " pérenniser mais pas éterniser " ce mode de régulation. Mme Royal préconise notamment la création " d'une véritable banque publique adossée à la Caisse des dépôts ". Benoît Hamon, leader de l'aile gauche du parti, va plus loin. Il réclame des " nationalisations ", un retour à " l'encadrement du crédit " mais aussi des " mesures de protection " contre certaines importations. Un vocabulaire presque oublié au PS. Une autre question se profile parmi les socialistes : jusqu'où laisser filer les déficits publics que vont creuser les répercussions de la crise financière ?
Jean-Michel Normand
© Le Monde
06:38 Publié dans Au Parti Socialiste | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : politique
10 propositions pour un nouveau modèle de société
Une conviction a déterminé les propositions de la motion D autour de Martine AUBRY : le capitalisme financier est en échec. Les faits nous donnent malheureusement raison.
Avec Martine AUBRY, nous voulons construire un nouveau modèle économique, social, écologique, culturel, démocratique. Un modèle inscrit dans l’économie de marché, mais un marché maîtrisé par la puissance publique (Etat, collectivités locales, Europe, institutions internationales) et une économie au service de l’emploi, du pouvoir d’achat, de l’accès aux droits, de l’innovation.
Cette ambition nous l’avons pour notre pays, pour l’Europe et pour la planète. Nous voulons réarmer la puissance publique, mais aussi la moderniser pour être plus efficaces et plus aptes à prendre en compte les aspirations individuelles.
10 propositions qui illustrent la démarche de notre motion
1 - Faire passer l’Économie avant la Finance :
• modulation de l’impôt sur les sociétés en fonction des bénéfices réinjectés dans l’entreprise,
• interdiction des stock-options pour les cadres dirigeants,
• durcissement des règles applicables aux organismes financiers,
• contrôle et alerte par le FMI, taxe mondiale pour ralentir les mouvements de capitaux (taxe «Tobin»)
• décourager les licenciements boursiers en faisant payer aux entreprises qui en ont les moyens le reclassement des salariés et la recréation des emplois.
2 - Créer des Fonds souverains en France et en Europe pour investir dans des activités stratégiques pour notre pays et garantir la pérennité des activités stratégiques (industrie)…
3 - Redistribuer les richesses et relancer le pouvoir d’achat en commençant par les salaires… :
• hausse du SMIC ;
• suppression d’une partie des allégements de charges aux entreprises qui n’ont pas conclu d’accord salarial depuis deux ans ;
• allocation d’autonomie pour les étudiants ;
• grande réforme fiscale supprimant notamment les niches fiscales injustes…
4 - … en plafonnant les loyers là où ils sont trop élevés dans l’attente de nouveaux logements dont la construction sera relancée vigoureusement en fixant des objectifs ambitieux et contraignants de logements sociaux, et de logements intermédiaires.
en faisant
5 - rembourser 50 % des abonnements transports en commun par les entreprises ; en créant une allocation énergie financée par une taxe sur les superprofits de toutes les entreprises pétrolières présentes sur le territoire national ; en créant une Communauté Européenne de l’Énergie pour maîtriser la production, les énergies renouvelables, les approvisionnements, les coûts.
6 - Créer une sécurité sociale professionnelle qui permet à chacun de se former, de progresser professionnellement, de rebondir et de refaire du CDI la norme en pénalisant financièrement les entreprises abusant des contrats précaires.
7 - Sauver l’École de la République en faisant confiance aux enseignants et en leur donnant les moyens de trouver en chaque enfant les voies de sa réussite et plus largement défendre les services publics et leur présence sur tout le territoire.
8 - Supprimer les franchises médicales et reconstruire un système de santé solidaire, fondé sur l’égalité d’accès aux soins et à la prévention, aux médecins et à l’hôpital partout sur le territoire.
9 - Construire notre Europe : grands emprunts pour financer la recherche et les infrastructures, convergence sociale et fiscale, clause de sauvegarde sociale pour qu’aucune directive européenne ne se traduise par un recul de la législation dans un pays de l’Union ; établissement d’une directive cadre sur les services publics ; changer la politique commerciale pour passer du libre échange au juste échange en calibrant les tarifs extérieurs de l’Union européenne afin que nos industries se modernisent sans pénaliser les pays en développement.
10 - Faire rentrer l’écologie dans l’ensemble de nos propositions : modes de production, de distribution, de déplacement, de construction, urbanisme, fiscalité écologique, taxe carbone.
Notre démarche :
changer le PS et rassembler les socialistes avec une nouvelle équipe
Nous ne regagnerons pas la confiance des Français si nous continuons comme avant.
• Confrontés à cette crise du libéralisme et à l’échec patent de Nicolas Sarkozy, les Français devraient se tourner vers nous. Ils ne le font pas ! Les socialistes sont plébiscités dans les urnes localement. Ils sont boudés nationalement : cela fait 20 ans que nous n’avons pas gagné une élection présidentielle et 11 ans que nous n’avons pas gagné une élection législative.
• C’est ce verrou que notre motion veut briser.
• Parce que nous sommes fiers de notre identité et de nos valeurs socialistes, nous assumons l’histoire de notre parti et l’action des gouvernements de la gauche. Mais assumer le passé, ce n’est pas refaire comme par le passé. On ne peut se contenter d’un renouvellement de façade autour d’une synthèse artificielle. Nous devons profondément changer.
Nous sommes la motion du changement
• Changer, cela commence par nous-mêmes :
• nous voulons mettre en avant une nouvelle génération aux couleurs de la France ; nous voulons remettre Solférino au travail avec notamment des conventions nationales qui permettent de débattre avec les militants et décider ;
• nous voulons renouer nos liens avec le mouvement social ; nous voulons faire revenir les créatifs et des intellectuels à nos côtés ;
• nous voulons valoriser les politiques menées par nos élus locaux.
• Pour changer le système, il faut changer à gauche.
• Résolument socialiste, voilà notre identité.
• Cette formule prend tout son sens aujourd’hui : menons la reconquête idéologique face au libéralisme et au sarkozysme. Le congrès de Reims doit être celui de la clarification : nous refusons d’aménager à la marge le système et de poser des rustines à la politique de la droite.
• Nous voulons un socialisme de transformation, pas de résignation.
• Pour nous, la question centrale, c’est la nouvelle question sociale.
• Un projet alternatif à la droite, c’est un projet capable d’en finir avec trois décennies de dérégulation, déréglementation, privatisation, marchandisation. Mais c’est aussi être capable de traiter les nouvelles blessures, la relégation urbaine, le déclassement social, l’inégalité territoriale.
• Et nous disons à ceux qui hésitent encore : construire une aile gauche du Parti Socialiste, c’est bien ; construire un parti dont le coeur battrait vraiment à gauche, c’est mieux. Là est l’ambition de notre motion. Là est le vote utile pour les Français.
Nous sommes la motion du rassemblement
Nous n’avons pas la moindre chance d’être entendus des Français si nous ne nous entendons pas entre nous.
• Tout le monde dit : "il faut rassembler". Seule notre motion, autour de Martine AUBRY, a déjà apporté la preuve de sa volonté de fédérer en réalisant un large rassemblement. La motion D, c’est la motion du dépassement des anciens clivages et des vieilles querelles. Le Congrès de Rennes de 1990, le référendum interne de 2004, la primaire présidentielle de 2006 : c’est fini.
• Tournons- nous vers l’avenir ! Nous voulons réconcilier les socialistes, autour d’un projet débattu et tranché par les militants, d’une stratégie de conquête claire et d’un parti remis au travail et qui fera
• respecter les décisions prises en son sein.
Nous sommes une équipe avec un chef d’équipe
• Notre motion est un collectif.
• Pour nous, la diversité et la pluralité sont une chance. Nous avons désigné comme chef d’équipe Martine AUBRY parce qu’elle incarne les combats de la gauche, parce qu’elle a prouvé sa capacité à transformer la société comme n°2 du gouvernement Jospin (avec la baisse historique du chômage, le retour à l’équilibre des comptes sociaux, les nouveaux droits comme la CMU ou l’APA…), parce qu’elle a montré comme Maire de Lille sa capacité à rassembler largement autour d’un projet de gauche qui concilie développement économique, avancées sociales et rayonnement culturel : parce qu’elle a le sens du travail collectif.
Martine Aubry saura faire du parti socialiste nouveau que nous souhaitons, le parti de tous les socialistes où chacun est utile et où tous agissent ensemble.
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Martine Aubry était mardi chez nos voisins d'Eragny
« Chez Martine Aubry les idées sont claires »
La maire de Lille a défendu, mardi soir, sa motion "changer à gauche pour changer la france" devant près de 200 militants socialistes. "Chez Martine Aubry les idées sont claires", a lancé aux militants réunis au Théâtre de l’usine, l’ex Secrétaire d’Etat à la santé et maire d’Eragny Dominique Gillot. Martine Aubry a appelé le PS à "retrouver la politique" à travers ses "valeurs modernes".
Pour Dominique Gillot, Martine Aubry c’est d’abord "une voix de plus en plus entendue et écoutée". La maire d’Eragny-sur-Oise remarquent que les gens "remercient" l’ancien ministre du Travail pour ce qu’elle a fait dans le gouvernement Jospin : "les emplois jeunes, les 35 heures, la CMU".
Martine Aubry, c’est aussi le choix de Didier Vaillant. "Une femme forte et de convictions que j’apprécie", a déclaré le maire de Villiers-le-Bel. Une femme apparue, devant les militants, détendue mais déterminée à défendre "les valeurs modernes du socialisme".
Pour Martine Aubry, il est temps pour les socialistes de "retrouver la politique", "après avoir jeté nos valeurs par-dessus bord". Son objectif : "porter une vision de la société que nous voulons construire", "une société avec un vrai sens".
La maire de Lille est revenue sur ses valeurs : «"il n’y a pas de liberté sans égalité" ou encore "émanciper chaque homme et chaque femme".
Martine Aubry n’a évidemment pas manqué de fustiger les discours et décisions de Nicolas Sarkozy qu’elle a qualifié de "meilleur élève de la classe du libéralisme", un discours qu’elle sait porteur en cette période de crise financière.
L’ancien ministre voulait insuffler de l’espoir aux militants. "Je n’ai jamais pensé que la France était devenue à droite. Mais quand ça va mal, le discours de la peur et de l’individualisme gagnent", a-t-elle lancé avant d’appeler à de nouvelles "règles collectives".
OZ - VONEWS - (15/10/2008)
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