29.01.2009
Hôpital : des restructurations «sans stratégie claire»
Alors que Versailles figure parmi la trentaine de nouveaux projets de modernisation d'hôpitaux qui devraient être annoncés dans le cadre du plan "hôpital 2012", avec la construction d'un nouveau bâtiment pour les urgences (16,7 M EUR d'aides), complétant une liste de 250 sélectionnés mi-octobre, dont la reconstruction du CHI de Posyy-Saint Germain à Chambourcy, une étude publiée par Dexia indique que le privé a davantage été restructuré que le public en dix ans.
L'étude tombe à pic, à quelques semaines de l'examen de la loi Bachelot, centrée sur l'hôpital. Dexia, la banque des collectivités mais aussi de nombreux établissements de santé publics, publiait mardi un récapitulatif de «dix ans de recomposition hospitalière en France».
17:04 Publié dans Dans la presse, santé | Lien permanent | Envoyer cette note
L'hôpital de Poissy-Saint-Germain (Yvelines) en grève depuis le 26 janvier
Alors que se profile cet après midi une grande grève de défense du service public, des emplois et des salaires, une partie des personnels soignants du centre hospitalier intercommunal (CHI) de Poissy-Saint-Germain a pris quelques jours d’avance et a entamé lundi une "grève totale et illimitée", à l'appel des syndicats FO et Sud-santé, pour protester contre des conditions de travail dégradées, le non respect de la réglementation sur le temps de travail et réclamer des embauches de personnels infirmiers.
Ce mouvement de grève a été précédé de plusieurs autres d’intensité variable depuis fin 2008. Ainsi en novembre dernier, les services de radiologie, médecine nucléaire et radiothérapie avaient observé plusieurs jours de grève dans l'hôpital de Saint-Germain.
Les syndicats dénoncent les conditions de travail et notamment l'organisation du temps de travail dans le cadre d'un plan de retour à l'équilibre financier. En effet les finances de l'hôpital sont dans le rouge depuis plusieurs années et le déficit est très important, et le nouveau directeur de l'hôpital, Gilles Chodorge, nommé pour redresser les comptes, prévoit la suppression d'une indemnité compensatrice pour certains membres du personnel, équivalent selon le Courrier des Yvelines à une réduction de 10% des salaires.
« On en a marre de trimer pour rien », « On manque de personnel, les collègues sortent en pleurant, les infirmières craquent, la direction fait la chasse au temps de pause alors qu’on travaille en flux tendu, 12h30 d’affilée à la disposition de l’hôpital, on devient des machines à piquer. » « On en a marre des réunions, on veut du concret : des embauches d’infirmières et le respect du temps de travail. » témoigne le personnel soignant.
La direction, elle, ne veut rien entendre : "nous ne franchirons pas la ligne rouge concernant le plan de redressement des finances de l’hôpital voté par le conseil d’administration. Ce plan doit appliqué, on ne négociera pas là-dessus.»
Les syndicats comptent donc sur le mouvement national de cet après midi pour dynamiser celui de leur hôpital ...
Pour en savoir plus sur l'hôpital intercommunal de Poissy-Saint-Germain, lire le très bon dossier de nos camarades de la section de Saint Germain en Laye sur leur blog : http://ps.saintgermain.over-blog.org/categorie-1253635.html
Le Centre hospitalier intercommunal de Poissy-Saint-Germain-en-Laye – plus importante structure hospitalière à l’ouest de Paris - dispose de 1.100 lits ouverts et compte 4.000 professionnels de santé, déployés sur 45 services de soins. Il reçoit en moyenne 1.160 usagers par jour.
09:22 Publié dans Dans les Yvelines, Evenements et mobilisations, santé | Lien permanent | Envoyer cette note
27.01.2009
Front commun de syndicats et des mutuelles santé contre la loi Bachelot
Cinq organisations syndicales (CFDT, CFTC, CGC, CGT, Unsa) et la Mutualité française (mutuelles santé) ont publié aujourd'hui une «déclaration commune» contre le projet de loi de réforme du système de santé, proposant une série de modifications du texte.
Les signataires s'opposent notamment à une plus grande implication des cliniques dans les missions de service public hospitalier, comme les urgences, et demandent des mesures plus fermes à l'encontre des médecins pour permettre leur meilleure répartition sur le territoire.
L'examen du projet de loi «Hôpital, Patients, Santé, Territoires» (HPST) défendu par la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, commencera à l'Assemblée nationale le 10 février.
Dans une «déclaration commune», transmise à l'AFP, les cinq confédérations syndicales et la Mutualité française s'opposent en particulier à l'extension prévue dans le projet de loi de «la délégation des missions de service public au secteur privé lucratif».
«Là où elle existe, elle doit être encadrée afin que les patients puissent bénéficier des tarifs opposables pour la totalité de soins», estiment les signataires.
Ils jugent par ailleurs que la liberté d'installation des médecins doit être davantage «encadrée» pour améliorer leur répartition sur le territoire.
Pour cela, ils appellent le gouvernement à aller bien plus loin que les mesures incitatives contenues dans la loi et demandent «des mesures désincitatives (pour les médecins), pénalisantes financièrement ou conditionnant le conventionnement dans les zones surdotées».
Les signataires demandent par ailleurs que soient développés de nouveaux modes de rémunération des médecins, forfaitaires et non plus à l'acte.
Ils estiment que les forfaits sont plus adaptés à certaines missions comme la prévention ou encore le suivi de malades chroniques, de plus en plus nombreux.
22:57 Publié dans santé | Lien permanent | Envoyer cette note
22.01.2009
Soutien aux mobilisations du 24 janvier pour l’accès aux soins pour tous
Benoît HAMON, Porte-parole et Mireille LE CORRE, Secrétaire nationale à la Santé et à la sécurité sociale, seront présents au rassemblement pour l’égal accès aux soins pour tous,
le samedi 24 janvier à 14h00,
devant l’hôpital Saint-Vincent de Paul
(82, Av Denfert Rochereau, 75014 PARIS)
Le Parti socialiste appelle toutes celles et tous ceux, attachés à un système de santé solidaire, à participer aux nombreux rassemblements organisés dans toute la France par le Collectif national contre les franchises médicales, la Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité et la Convergence nationale des collectifs de défense et de développement des services publics.
Il rappelle son opposition résolue aux franchises médicales, aux déremboursements et aux dépassements d’honoraires, qui constituent des ruptures inacceptables avec les principes de justice sociale et de solidarité nationale. Le gouvernement entend par ailleurs, passer en force avec son projet de loi « Hôpital, patients, santé, territoires », dont nous exigeons le retrait.
Dans le même sens, le Parti socialiste sera aux côtés des professionnels de la santé, mobilisés pour la manifestation interprofessionnelle du 29 janvier prochain.
Lire l'interview de Mireille LE CORRE sur l'hôpital
Lire les propositions du PS pour l'hôpital public
16:41 Publié dans Evenements et mobilisations, santé | Lien permanent | Envoyer cette note
24.10.2008
"L'hôpital n'est pas une entreprise"
En visite à Toulouse mercredi dernier, jour de l'adoption en conseil des ministres du projet de loi de Roseline Bachelot, Martine Aubry, accompagnée de Catherine Lemorton, a d’abord visité la maison médicale du quartier Bagatelle avant de réunir la presse dans l’un des quartiers difficile de Toulouse.
Constatant que de plus en plus de français “hésitent à se faire soigner” Martine Aubry a souligné que l’augmentation des deniers publics en faveur de la sécurité sociale, prévue par le gouvernement dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale, était inférieur à l’inflation, affirmant qu'il s’agit là "d’une véritable catastrophe", et ce d’autant plus que le vieillissement de la population française devait au contraire s’accompagner d’une hausse des dépenses publiques de santé.
Martine Aubry a également critiqué la vision d’un hôpital public géré comme une entreprise privé, et le projet de loi présenté le même jour par Roselyne Bachelot, “boîte à outil” malheureusement insuffisante car vidée des questions de péréquations hospitalière et surtout sans réels moyens supplémentaires pour un secteur hospitalier appelé à rationnaliser. "C'est une grave erreur de vouloir faire fonctionner l'hôpital comme une entreprise. Un hôpital n'est pas une entreprise, une logique d'entreprise n'a pas de sens dans un service public de la santé (...) On va vers une notion de rentabilité",
Parmi les orientations qui vont "dans le bon sens", Martine Aubry a cité la création d'agences régionales de la santé qui se substitueront aux agences régionales hospitalières et devraient conduire à "une meilleure coordination" entre médecine hospitalière et médecine de ville, la restriction apportée à la vente d’alcool aux mineurs et la pénalisation du refus de soins prononcé par les médecins aux bénéficiaires de la CMU.
Ce que propose la motion D : Restaurer le droit à la santé
Notre système de santé était excellent, notamment grâce à l’hôpital public. L’espérance de vie, particulièrement chez les femmes, s’est accrues ans cesse ; nous avons gagné onze ans depuis la Libération. Mais l’équilibre de la sécurité sociale est de plus en plus menacé. L’hôpital public est attaqué. De plus en plus de Français doivent renoncer à se soigner à cause de leurs difficultés financières.
Sauver l’hôpital public et garantir la présence des médecins sur tout le territoire
- Nous remettrons l’hôpital au cœur du système de santé et rétablirons un équilibre juste avec le secteur privé, qui ne doit pas s’arroger les soins les plus rentables.
- Nous garantirons à chaque région une présence minimum de médecins dans chaque spécialité dès la sortie du concours de l’internat.
- Pour préserver les ressources de l’assurance maladie sans porter atteinte à l’emploi, nous élargirons l’assiette des cotisations patronales des salaires vers la valeur ajoutée et reviendrons à une péréquation des financements entre les établissements et les territoires.
- Des moyens importants devront être dégagés sur la prévention à l’école comme au travail, mais aussi grâce à des grandes campagnes d’information et de dépistage pour mieux prévenir les maladies par exemple sur les comportements à risques et sur la nutrition. La meilleure économie pour la sécurité sociale reste l’absence de maladie. Il faut donc la prévenir pour l’éviter.
- Enfin, les taxes sur la santé instaurées par la droite– les mal nommées mais désormais fameuses "franchises médicales", qui sont d’une rare injustice –, seront supprimées.
Une politique ambitieuse face à l’explosion des maladies professionnelles
Nous devons rappeler que la régression sociale se lit d’abord concrètement, physiquement, dans le corps des hommes et des femmes. Aujourd’hui, les ouvriers ont par rapport aux cadres une espérance de vie inférieure de six ans.
Notre engagement doit être de faire des conditions de travail un élément majeur du progrès collectif. L’absence d’inspecteurs du travail en nombre suffisant et de réelles prérogatives à la médecine du travail, notamment, ont fait de notre pays un mauvais élève parmi les pays développés ! Les troubles musculo-squelettiques ont pris une ampleur préoccupante. Il n’y a pourtant pas de fatalisme. Sans diminuer la productivité, il est possible d’améliorer le sort des salariés en responsabilisant financièrement les entreprises. La qualité du travail doit être vue comme une clef de l’innovation.
Ne pas éluder les questions qui relèvent parfois de l’intime mais pour lesquels les français demandent des repères et des règles
Les techniques médicales et scientifiques ouvrent des champs de réflexion et de décision inexplorés. Les évènements subis jadis par l’humanité – la conception, la naissance, la mort – relèvent d’une décision libre et volontaire. Puisque la science repousse les frontières du possible, l’éthique et le droit doivent s’étendre pour fixer les limites du souhaitable. Clonage reproductif, clonage thérapeutique, statut de l’embryon, procréation médicalement assistée, maternité pour autrui, fin de vie, suicide assisté : ces enjeux ne relèvent ni de l’évidence ni ne se réduisent à la seule autonomie individuelle. La droite sarkozyste y répond au coup par coup, sans autre boussole que l’émotion médiatique et sondagière. C’est ainsi que sont prises des décisions favorables aux lobbies intégristes et pro-vie. Notre parti doit définir une morale laïque, émancipatrice et humaniste, articulant libertés individuelles et projet collectif. Ne laissons pas au libéralisme et aux religions le soin de donner du sens à la vie. Nous croyons en particulier qu’il est grand temps de définir dans la loi, encadré de manière stricte, le droit de finir sa vie dans la dignité.
21:59 Publié dans NOS PROPOSITIONS, santé | Lien permanent | Envoyer cette note | Tags : politique





